Quand on commence l’astrologie astrologie, généralement quand on parle de réception, on fait référence à la « réception mutuelle ». C’est-à-dire le cas où deux planètes occupent le domicile de l’autre. Par exemple, Jupiter en Lion et le Soleil en Sagittaire, nous avons donc Jupiter qui est dans le domicile du Soleil et dans le même temps le Soleil qui occupe le domicile de Jupiter. C’est ce que l’on nome « la réception mutuelle ». On parle encore de « réception mixte » c’est-à-dire quand une planète occupe le domicile de l’autre et que la seconde occupe le lieu d’exaltation de la première. Par exemple, Jupiter en Taureau et la Lune en Sagittaire, ici nous avons la Lune qui occupe le domicile de Jupiter et Jupiter qui occupe le lieu d’exaltation de la Lune. En fait, en astrologie médiévale on appelle ceci la « générosité ». Car la véritable réception mutuelle requiert non seulement un échange de domicile, mais aussi un aspect. Ainsi par exemple, le Soleil dans le Bélier au trigone de Mars dans le Lion. Le Soleil est exalté dans le Bélier, il dispose de Mars, Mars dispose du Soleil, et ils sont en aspect. Ce type de réception mutuelle est celui qui possède le plus de puissance.
Il existe aussi « la réception simple ». Elle a lieu quand une planète aspecte l’un de ses Maîtres. Par exemple, le Soleil en Sagittaire au carré de Jupiter en Poissons. Jupiter reçoit le Soleil par domicile. Autre exemple, Mars en Cancer au trigone de la Lune en Poisson, etc.
Voici une démonstration de la réception simple d’après Masha’Allah (IXe siècle). « Qu’est-ce que la Réception ? Comprends bien : en ce qui cause que les choses se font ou non, intervient la réception par exaltation et par domicile ; c’est-à-dire quand il arrive que l’une des sept planètes soit dans l’exaltation ou le domicile d’une seconde planète, et que cette première planète se trouve jointe à la seconde, selon l’un des sept aspects reconnus [notez que la conjonction par corps n’est pas considérée comme un aspect. Ce qui donne les sextiles dextre et senestre, les carrés dextre et senestre, les trigones dextres et senestre, et l’opposition.] ; ou si elles sont toutes deux en un seul et même signe, que l’une d’entre elles se trouve en l’exaltation [ou le domicile] de son compagnon, et jointe à lui. Et par conséquent dans ce cas, elle sera jointe à cette planète par corps.
En voici un exemple. Mettons que Saturne soit en Bélier, en le 20e degré, et que Mars soit en le 15e degré du même signe. Dès lors, Mars est en voie de se joindre à Saturne par corps, et Mars reçoit Saturne en son domicile, mais Saturne ne reçoit pas Mars. Ceci se produit s’il n’y a aucune planète, en l’un des sept aspects reconnus, qui soit plus près de se joindre à Saturne, degré pour degré, avant que Mars n’y parvienne. » (De receptione Planetarum, Masha’Allah ; Traduction Patricia Depasse)
En outre, en astrologie médiévale, le clavier des dignités est plus large qu’en astrologie moderne. En effet, en astrologie moderne on s’en tien généralement au Domicile et à l’Exaltation, tandis qu’en astrologie médiévale on prend en considération le Domicile, l’Exaltation, la Triplicité, le Terme et le Décan. Par exemple, supposons un thème qui présenterait un Soleil à 8° Gémeaux au sextile d’un Jupiter à 9° du Lion, on pourra parler d’une réception mixte puisque Jupiter en Lion occupe le Domicile du Soleil mais de son côté Jupiter occupe le Terme et le Décan du Soleil.
Ainsi Guido Bonatus (XIIIe siècle) nous dit :
“Et on dit que si une planète se joint avec le Maître du Signe où elle se trouve, ou avec le Maître en exaltation de ce même Signe, ou avec le Maître par terme ou triplicité, ou par face, que ce soit par Corps ou par aspect, la planète qui est Maître par Signe, ou de quelque dignité en ce Signe, confère et donne sa disposition, sa nature et sa vertu à l’autre. Et ceci est bien vrai, si elle se joint avec le Maître en domicile, ou exaltation, ou en deux dignités mineures, c’est-à-dire avec le Maître par termes et triplicité, ou avec le Maître par terme et face, ou avec le Maître par face et triplicité. Mais si elle se joint avec le Maître par terme seulement, ou avec le Maître de triplicité, ou le Maître par face, le Maître la reçoit en l’une de ses dignités quelconques, mais non en une dignité majeure, et alors elle ne possède pas assez de vertu pour réaliser la réception, sans le coup de pouce d’une autre (dignité mineure). Et donc, la planète qui reçoit l’autre à partir de ces dignités, comme on a dit, lui transmet sa disposition, même si elles étaient des ennemies, par quelque aspect que ce soit ou par conjonction.”
“Par exemple : La Lune était à 3° Bélier et Mars qui est Maître du Bélier était à 8° Gémeaux, ou Cancer, ou Lion, devant, ou Verseau, Capricorne, Sagittaire derrière elle, et de cette façon, la Lune se joignait à Mars par aspect, et lui la recevait à partir de son domicile propre, et lui conférait sa vertu et sa disposition. Ou alors, la Lune se trouvait en ces fameux 3° Bélier, et le Soleil, qui est le Maître par exaltation du Bélier, était en 8 ou 9° Gémeaux, ou Cancer, ou Lion devant, ou 8 ou 9° Verseau, Capricorne, Sagittaire derrière. De cette façon, la Lune se joignait au Soleil par aspect et lui, la recevait à partir de son exaltation et lui conférait sa vertu. Ou bien la Lune était encore à 3° Bélier, et Jupiter qui est Maître des premiers termes du Bélier et est aussi Maître de la triplicité du Bélier, était à 5° Gémeaux, ou Cancer, ou Lion devant elle, ou 5° Verseau, Capricorne ou Sagittaire derrière elle. De cette façon, la Lune se joignait à Jupiter par aspect et lui, la recevait à partir de ses termes et de sa triplicité, et il lui conférait sa vertu et sa disposition, comme s’il la recevait à partir d’un domicile ou d’une exaltation. C’est ceci qui est la concession ou le don de vertu et de disposition des planètes. Mais si la Lune se joint à Saturne, qui est Maître de la triplicité du Bélier, mais ne possède là nulle autre dignité, il ne la recevra pas : car il n’a là qu’une seule de ses dignités mineures, à la suite de quoi, il ne peut se produire de réception parfaite.” (Guido Bonatus Liber Astronomia ; Traduction Patricia Depasse)
“Une planète ne donne rien en un lieu où elle ne promet rien”. (Guido Bonatus Tome I page 149. Ceci est le credo de Guido.
Frédéric MUSCAT
Frédéric MUSCAT

que dire de Saturne en Lion en IV et soleil en Verseau en X bien réception mutuelle avec les planètes en débilité
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